Entre 2025 et 2026, une grande campagne de communication a été déployée à la rencontre des habitants pour faire découvrir le territoire sous un nouveau regard. Deux actions ont été menées simultanément :
« Dans l’oreille de Hervé Haubolt »
Une série de neuf podcasts qui part à la rencontre des acteurs qui font vivre la Montagne d’Ardèche.
Mathieu Jourdan, développeur d’applications, est le cofondateur de La Source,
un espace de coworking situé à Sainte-Eulalie. L’initiative est née d’un petit
groupe d’« enfants du pays » travaillant dans le numérique.
Un lieu de travail accessible et convivial
La Source propose une offre de services pour les travailleurs : la location d’un
bureau dans un lieu confortable avec une connexion Internet performante, du
matériel et du mobilier adaptés. L’accès se fait via un ticket à la demi-journée, à
la journée, un forfait mensuel ou un abonnement annuel. L’organisation est
associative. L’espace dispose également d’une salle de réunion.
Le public est diversifié :
- Public régulier : Habitants et résidences secondaires.
- Public de passage : Touristes, voyageurs, et personnes de passage.
Un tiers du public est présent de mai à octobre et un autre tiers durant les mois de juillet et août, ce qui marque une saisonnalité forte.
En revanche, l’hiver, l’ambiance y est plus intimiste avec l’accueil ponctuel de personnes.
L’ambiance est conviviale tout en restant propice au travail. La Source joue également un rôle d’accueil en conseillant des services locaux comme la location de gîtes, la
restauration ou les commerces.
Synergies, Projets et Vocations La Source est un lieu de rencontres entre différentes professions : professeurs, auteurs, graphistes, réalisateurs, et travailleurs indépendants. L’objectif est de développer le mutualisme, de créer des synergies, de répondre à des appels d’offres, et de faire naître des projets. La présence de travailleurs étrangers au sein de La Source permet même de « voyager depuis le Gerbier de jonc ».
L’une des motivations de cette démarche est de montrer aux jeunes qu’il est
possible de travailler à distance dans des métiers valorisants, tout en restant «
au pays », afin de susciter des vocations.
Mathieu Jourdan invite à venir à La Source à Sainte-Eulalie pour sa dynamique
associative. Au-delà du coworking, La Source est un véritable tiers-lieu qui
propose :
- Des ateliers informatiques.
- Une biblio-friperie.
- Un atelier couture.
- Des ateliers thématiques (occitan, vannerie, aquarelle).
Frédéric Gineys est réparateur automobile au Lac d’Issarlès. Après avoir débuté
sa carrière dans le développement chez Iribus (Iveco Renault), il a ressenti le
besoin de travailler de ses mains et a repris le garage familial en 2007. La
montagne est un espace à vivre, qui lui plaît.
Activité et Transmission
Frédéric a embauché, mettant un point d’honneur à « mettre le pied à l’étrier »
aux jeunes qui reviennent vers les métiers de l’artisanat. C’est une fierté pour
lui.
L’activité du garage est forte de mai à septembre liée à la fréquentation
touristique. Elle se maintient également en hiver grâce à la réglementation sur
les pneus en montagne. L’activité du garage est finalement « plutôt linéaire, sans
creux », ce qui a nécessité de toujours travailler pour maintenir le volume de
clientèle. Il effectue également de nombreuses opérations de remorquage.
Son projet principal est double : maintenir l’activité en opérant toutes les mises
à jour technologiques, notamment sur les boîtes automatiques, et préparer sa
succession. Il souhaite envisager une transition douce pour sa retraite et
transmettre sur plusieurs années, s’agissant avant tout d’un transfert de
compétences. Il insiste sur l’importance de la transmission pour que le
repreneur connaisse bien la clientèle. Il souligne qu’il est toujours préférable de
partir de l’existant que de créer, car des opportunités ont été perdues lorsque
des entreprises se sont arrêtées.
Vision du territoire : Frédéric voit ses confrères garagistes comme des «
collègues avant tout » ; il est essentiel de se serrer les coudes et de se prêter
matériels et pièces. Il constate une carence en main-d’œuvre dans d’autres
secteurs essentiels du territoire, comme le bâtiment, la restauration, l’hôtellerie
et le tourisme.
Engagé dans la vie professionnelle locale, Frédéric Gineys est élu à la Chambre
des Métiers depuis septembre 2025 et invite à participer et organiser des
réunions d’information.
Yannick Habauzit vit sur la montagne d’Ardèche depuis l’âge de 14 ou 15 ans et il
a construit là tout son parcours professionnel après y avoir été élève. Au sein du
collège de Saint-Cirgues-en-Montagne, il a été successivement surveillant, puis
animateur JSP (Jeunes Sapeurs-Pompiers) sous l’égide de la Communauté de
Communes Montagne d’Ardèche (CCMA). Il a aussi été assistant d’éducation sur
l’internat, s’occupant notamment de l’animation de l’UNSS (Union Nationale du
Sport Scolaire). Il est aujourd’hui en contrat à durée indéterminée (CDI) au
collège, toujours impliqué dans le côté JSP.
La cité scolaire, qui a 10 ans, propose trois sections : équitation, montagne et
JSP, avec l’UNSS disponible à l’internat. Yannick est responsable pédagogique du
programme JSP, relevant du SDIS. La formation JSP se déroule en 4e et en 3e,
puis un samedi sur deux en seconde pour la fin du cursus.
Yannick apprécie son travail avec les jeunes et son engagement de pompier, car
c’est un métier porteur de valeurs : respect, altruisme et efficience. Il souligne
l’utilité de suivre cette formation JSP, qu’elle soit achevée ou non.
Il mentionne que le centre de Coucouron est celui qui enregistre le plus
d’interventions de pompiers, avec 600 à 700 sorties. Les interventions se
concentrent notamment au Lac d’Issarlès et au Gerbier de jonc, des lieux où
l’affluence est la plus forte. Des interventions de groupement d’interventions
feux de forêt sont aussi menées dans le sud Ardèche.
Pour Yannick, la montagne est un très beau terrain de jeu, propice au
développement du sport et des trails. Il note cependant que le volontariat et le
bénévolat se font rares. Il aime les compétitions sportives, mais toujours en tant
qu’amateur.
Magalie Brillault est responsable de l’École intercommunale Musique en
Montagne. Auparavant portée par le Conservatoire musique et danse, l’école est
désormais gérée par la Communauté de Communes Montagne d’Ardèche
(CCMA) depuis le 2 décembre 2023 pour faire perdurer une école qui permet un
enseignement musical de qualité.
L’objectif principal est de rendre la musique accessible et de la faire rayonner
sur le territoire grâce à un enseignement diversifié. Musique En Montagne s’est
à la fois une dumiste qui se déplace dans les écoles et les crèches, mais aussi
une école de musique ouverte à tous des 4 ans, avec des cours pour adolescents
et tout âge. Les 39 élèves ayant un enseignement spécialisé sont principalement
des adultes, représentant les deux tiers des élèves, tandis que les enfants en
constituent un tiers.
L’école propose divers formats d’apprentissage, avec l’intervention d’un autre
professeur Jérémy Lagrevol :
- Cours collectifs pour les instruments à cuivre.
- Pratiques collectives incluant la guitare et la chorale.
- Le solfège est intégré directement aux séances.
- L’orchestre de rue qui vise à développer le « faire ensemble » avec les
élèves, pour faire rayonner la musique en jouant en groupe.
Les cours sont des rendez-vous interactifs et participatifs entre un professeur
et plusieurs élèves. La pédagogie vise à développer l’écoute des autres, le
respect du tempo, l’assurance de chanter, et à construire le cours avec les
élèves.
L’ouverture culturelle est également un axe important, développée à travers des
animations comme :
- Les apéro-concerts.
- La Fête de la Musique.
- Pic et Zik, un événement qui a lieu en biennale depuis 2012, se déroulant
en juin. Il fédère des élèves, artistes amateurs et professionnels, pour des
personnes vivant sur des bassins de vie différents.
Cet épisode a réuni quatre acteurs des filières locales : Audrey Protin
(productrice de fruits rouges), Florent Oddoux (Laiterie Carrier), Étienne
Compagnon (éleveur AOP Fin Gras du Mézenc) et Jérôme Gineys (boucher et
vice-président du Bœuf des Prairies Fleuries). L’échange a mis en lumière la
richesse des productions, l’importance des démarches de qualité et une vision
commune de l’économie territoriale.
Filières Bovines : qualité, valorisation et identité
Étienne Compagnon élève 50 bovins (mères et génisses) sur une exploitation de
petite taille mais inscrite dans une filière de qualité, permettant un soin accru à
chaque bête. Il gère la promotion, le contrôle, la traçabilité et la vente de la
viande au sein du réseau AOP Fin Gras du Mézenc. Il travaille avec la boucherie
grossiste Sovisal et quelques intermédiaires, mais privilégie la vente directe
pour le contact avec les consommateurs.
Jérôme Gineys a présenté la marque récente Bœuf des Prairies Fleuries, qui est
une dynamique différente de l’AOP. Cette marque valorise aussi l’herbe et le
fourrage de qualité de la Montagne Ardéchoise au Haut Vivarais. La filière est
née d’une volonté collective de gérer l’engraissement des bêtes, qui naissent et
sont élevées sur le plateau. Les exploitations sont à taille humaine. La qualité de
la viande est optimale après trois ans d’engraissement, avec des génisses et
jeunes vaches provenant à 95% de race de viande.
Cette démarche de qualité assure de meilleurs revenus aux éleveurs en période
d’incertitude des cours, car ils bénéficient de débouchés locaux où les bouchers
et consommateurs connaissent les produits. Le Bœuf des Prairies Fleuries, qui
rassemble actuellement 15 à 20 éleveurs (avec 5 à 10 à venir), est servi en
cantine, restauration collective, restaurants et Bistrots de pays, et travaille avec
10 boucheries et 15 collectivités.
Selon Étienne Compagnon, il existe un moment de bascule avec des enjeux
d’installation sur le territoire, et le rôle des filières est d’ancrer une identité
territoriale, comme le fait la Fête du Fin Gras en associant toutes les
générations.
Laiterie et Transformation chez Laiterie Carrier : Florent Oddoux a décrit le
travail de la Laiterie Carrier à Vals-les-Bains, qui collecte 1,3 million de litres en
Ardèche, via trois collectes. L’entreprise s’appuie sur une relation de confiance
avec ses producteurs. Les produits transformés sont destinés à divers clients,
incluant des glaciers, des chocolatiers, des collectivités et des grossistes de
toute la région. Les marques locales mises en avant sont Areilladou, Paysage Bio
et Eulalie des Monts d’Ardèche. Florent Oddoux a noté que le prix du lait est
stable puisque la laiterie n’est pas soumise aux marchés mondiaux. Pour
conserver un volume d’activité et faire vivre le bassin d’emploi, il n’exclut pas
d’élargir la zone de collecte.
Permaculture et Innovation chez Audrey Protin : Audrey, propriétaire de la
Galerie ardéchoise à 4 km du lac de Saint-Martial, développe la permaculture
dans une perspective de ferme écologique non mécanisée. Son approche
privilégie l’association de plantes adaptées au territoire, des espèces locales
rustiques, résistantes au climat et moins consommatrices d’eau. L’objectif est de
tendre vers l’autonomie, bien que seul le foin provienne encore de l’extérieur.
En raison de la fragilité des fruits rouges, elle a créé un laboratoire de
transformation. Elle utilise des méthodes ancestrales comme la déshydratation
plutôt que la cuisson, pour mieux préserver le goût et les arômes. Elle produit
également des tisanes et des « sels romantiques ». Audrey commercialise ses
tisanes, coulis et sorbets via un réseau de restaurateurs, et participe à environ
10 foires ou fêtes en été avec une association de producteurs.
Conclusion sur l’économie locale : Jérôme Gineys a mentionné la
commercialisation de la viande sur l’Ardèche, la Drôme et le Gard, ainsi que des
demandes rapides d’importation. Étienne Compagnon a décrit un système
vertueux basé sur le réservoir de biodiversité du massif du Mézenc Gerbier,
soulignant qu’un tel environnement naturel donne envie de faire de l’élevage et
lui donne du sens.
Jérôme Gineys a conclu sur l’impératif de faire vivre les services, l’école, les
commerces, et d’être « tout soudés de la fourche à la fourchette ».
Francis Gallon, instituteur au Lac d’Issarlès, et un élève Balthazar témoignent
d’une initiative intergénérationnelle unique. À l’heure du repas de midi, les
enfants de l’école du Lac d’Issarlès rejoignent à pied la maison de retraite
(Ehpad) pour partager leur repas avec les résidents.
Une cantine comme fil rouge
L’instituteur a des contacts avec le service de la restauration ce qui permet des
réajustements entre les menus spécifiques de l’Ehpad et ceux de la cantine des
enfants.
Les enfants n’ont « pas d’a priori ». Balthazar, par exemple, raconte qu’il aime «
tout : les asperges, les fruits, les patates douces ». Il apprécie d’être dans la salle
de repas car cela lui permet de saluer les résidents. Ces derniers rejoignent
aussi les enfants dans d’autres cadres comme des événements sportifs à la
maison de retraite, des animations entre jeunes et vieux. D’ailleurs pour le
Covid, l’école avait été chanté sous les fenêtres des papis et mamies pour leur
souhaiter un joyeux noël !
La cantine devient ainsi un « fil rouge pour les liens et la solidarité
intergénérationnels», permettant aux enfants de développer moins
d’appréhension à aller au contact des personnes âgées.
Goût et pédagogie : un « petit plus » est le personnel qui présente le plat, car il a
envie de plaire avec les plats à manger. Il est également essentiel d’encourager
les enfants à tout goûter. Certains parents affirment d’ailleurs que leurs enfants
mangent mieux à la cantine que chez eux.
Durant la Semaine du Goût, l’initiative se poursuit avec la proposition de menus
« cuisine du monde » ou selon des thématiques de couleurs.
Samuel Redon est chef de cuisine à la cité scolaire de la Montagne Ardéchoise à
Saint-Cirgues-en-Montagne pour écoliers et collégiens. Son ambition est de
travailler des matières premières de proximité, dans un périmètre de 10 à 15 km.
Les enjeux du travail local
Samuel souligne qu’il n’est pas toujours simple d’obtenir un référencement et
un listing complet des producteurs. Pour lui, le Projet Alimentaire Territorial
(PAT) est une solution pour faciliter les démarches de labellisation, de
certification et de référencement sur la plateforme d’achat. Il estime qu’il faut
accompagner la certification et la labellisation et proposer des formations.
Le PAT a pour vocation d’être un facilitateur, permettant des démarches plus
éthiques, avec des produits de saison. Bien que les effectifs soient petits en
montagne, il existe une grande richesse de producteurs avec lesquels il
collabore en bonne entente. Pour développer l’activité locale, il est nécessaire
de dépasser les marchés publics annexes.
Moins de gaspillage, plus de qualité : selon Samuel, l’approche locale est un
investissement, mais elle présente des avantages significatifs :
Réduction du gaspillage : « Les enfants gaspillent moins le produit final quand la
provenance est locale ». L’objectif est d’avoir du pragmatisme, de moins
gaspiller, de réaliser moins de déchets, et de transformer le gaspillage en
économies sur les déchets. Au collège, il vise moins de 20 g de déchets par jour.
Éducation alimentaire : Bien qu’au départ on regarde le prix et les économies, il
faut se concentrer sur l’apport nutritif des aliments. Samuel insiste sur le
besoin de légumineuses et la nécessité de partir du besoin et de la demande
pour produire en conséquence.
Rôle de la nourriture : La nourriture est considérée comme la « première
médecine de l’homme », et il est préférable « de prévenir que de guérir) ».
Pour sensibiliser, il propose de faire des interventions avec des producteurs et
artisans dans l’établissement, encourageant également les élèves à se servir
selon leur faim pour être un « citoyen » responsable.
Découvrez le rôle majeur d’Isabelle Lévèque, secrétaire de mairie et agent
France Services à la mairie de Lachamp Raphaël. Dans notre Communauté de
Communes, éloignée des services comme la CAF ou Pôle emploi, France
Services est un véritable secours et un relais essentiel entre les usagers et les
institutions.
Ses missions ? Un accueil, de l’information et de l’aide pour toutes vos
démarches administratives, en lien avec les 12 partenaires nationaux.
Quelques chiffres…
Lachamp Raphaël est un village de 71 habitants.
445 personnes utilisent France Services.
- 105 pour un usage autonome de l’ordinateur.
- 381 personnes sont accompagnées, ce qui représente 572 demandes
différentes traitées.
Les demandes sont variées et concrètes : aide au dossier, assistance aux
services en ligne, démarches pour les successions et actes administratifs (cartes
grises, permis de conduire, dossier retraite, actualisation Pôle emploi, RSA,
CPAM), ainsi que différentes activités selon les partenaires.
L’Itinérance, un service de proximité indispensable : la Communauté de
Communes Montagne d’Ardèche a souhaité un service d’itinérance pour les
communes du territoire. Cette mobilité répond à la demande des personnes
avec des problèmes de mobilité ou un manque de disponibilité sur les horaires
d’ouverture. Pour cela, Isabelle dispose d’un ordinateur, d’un téléphone et d’une
imprimante portables. Si les mairies sont souvent des points de rendez-vous,
Isabelle intervient également au domicile.
Isabelle trouve une grande satisfaction à « dépatouiller les gens », de bénéficier
d’un contact privilégié avec les partenaires, et une reconnaissance des usagers,
qui lui témoignent leur gratitude par des petits gestes.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de Chloé Banicq, guide
touristique et animatrice à Saint-Étienne-de-Lugdarès. Arrivée de Nantes, elle
raconte avec enthousiasme son intégration dans ce village où l’accueil
chaleureux des habitants et de l’équipe de l’office de tourisme a été
déterminant.
Chloé incarne une vision moderne et dynamique de l’animation. À travers ses
missions, elle développe une offre riche mêlant tourisme, événementiel et
programmation culturelle, en s’adressant aussi bien aux habitants qu’aux
visiteurs et aux résidents secondaires.
Elle nous fait découvrir les temps forts qui rythment la commune :
- Marché de producteurs du vendredi soir, animé par une ambiance
conviviale façon guinguette au bord de la rivière. - Festival des arts de rue et spectacles vivants Lugd’ARTès
- Programmation hivernale avec conférences, projections de films et
ateliers - Escape games et animations innovantes pour dynamiser le territoire
- Événements artistiques et artisanaux, comme un festival autour de la
création locale Camino’arts et salon du livre.
L’épisode met aussi en lumière les collaborations locales et les initiatives qui
créent du lien : ateliers pour les jeunes, club ados, soirées cinéma, podcast
participatif et événements festifs qui rassemblent toutes les générations.
Chloé évoque également les synergies avec les communes voisines comme
Langogne, enrichissant l’offre culturelle avec la médiathèque et le cinéma,
notamment mais aussi son magasin de producteurs et les équipements de
loisirs (piscine).
Un échange inspirant sur les nouvelles façons de faire vivre un territoire rural,
entre tradition et modernité, et sur l’importance de l’accueil comme moteur de
dynamisme local.
« Dans le viseur de Marion Joubert »
Cette série propose une immersion vivante et sensible à travers des vidéos, centrées non pas sur des individus, mais sur les grands secteurs d’activité du territoire.
S’installer en Montagne dʼArdèche est une aventure singulière, faite de défis et
de grandes satisfactions. Pour que votre projet s’ancre durablement, la
Communauté de Communes, nos partenaires et les chambres consulaires vous
proposent un accompagnement de proximité.
Nous ne gommons pas les spécificités de notre territoire, mais nous vous aidons
à les apprivoiser.
Nos chargés de mission sont à vos côtés pour :
- Concrétiser vos projets : de la recherche de foncier à l’ingénierie financière,
en passant par les conseils sur la pluriactivité. - Faciliter le quotidien : nous travaillons activement avec les communes sur les
solutions de logement et l’accès au foncier, conscients que ce sont des étapes
cruciales de votre parcours. - Comprendre le milieu : appréhender les cycles de la montagne, son climat et
saisonnalité.
L’esprit “Réseauˮ : la Communauté de Communes est là pour briser lʼisolement
avec dʼautres partenaires via différents dispositifs (comme le comité dʼaccueil).
Vivre en Montagne d’Ardèche repose sur de l’organisation, mais offre une
qualité de vie rare aux habitants, nous nous appuyons sur :
La santé : un maillage de Maisons de Santé et de Centres de Santé assure les
soins de premier recours, soutenu par un service d’urgence réactif (SAMU,
secours héliportés et pompiers volontaires).
L’éducation & l’enfance : vos enfants grandissent dans des écoles et collège à
taille
humaine, véritables “secondes familles”. Relais Petite Enfance (RPE),
micro-crèches, accueils de Loisirs sans Hébergements (centre aéré) et
transports scolaires (souvent gratuits ou subventionnés) facilitent votre
quotidien de parents.
Les pratiques sportives, activités artistiques, clubs de loisirs : un tissu social
riche de rencontres, des activités à faire à l’année pour petits et grands.
La culture, musique & loisirs : école de musique Musique en Montagne, festivals,
réseau de bibliothèques et foisonnement associatif font vibrer le territoire toute
l’année.
Des randonnées toute l’année : sentiers balisés, chemins de crête et vallées
préservées s’offrent à vous quelle que soit la saison : la Montagne d’Ardèche est
un territoire de pleine nature à portée de pas.
Notre solidarité intergénérationnelle : ici, personne n’est laissé de côté. Entre
l’aide à domicile, les clubs, Générations Mouvement, les résidences autonomie
et la présence itinérante des Restos du Coeur. La solidarité montagnarde n’est
pas un vain mot.
L’hiver en majesté : si l’équipement neige est indispensable pour circuler, il est
la clé pour profiter des espaces enneigés et offre de belles journées de pratiques
nordiques. L’été au frais : venez profiter de la montagne, des rivières et des lacs.
Travailler ici, c’est choisir un quotidien qui a du sens. Notre économie est
vivante, portée par une économie de proximité : artisans et commerçants qui
maintiennent la vie dans les villages et font le tissu du quotidien. – Une
agriculture de caractère : élevage, châtaignes, circuits courts et transformation
locale, des pratiques respectueuses de l’environnement toute lʼannée. – Des
services essentiels : santé, social, artisanat et accompagnement des habitants au
fil de la vie. – Le travail de demain : grâce au déploiement de la fibre et à nos
espaces de coworking/tiers-lieux, le télétravail devient une réalité face aux sommets. – La pluriactivité : savoir jongler entre les métiers au fil des saisons
est ici une force et une culture partagée.
Ce film est un voyage sensoriel au cœur des paysages sculptés par le volcanisme
et le travail des hommes. Suivant le rythme immuable des saisons, nous
découvrons un quotidien où le geste agricole devient un art de vivre, entre
pâturages d’altitude et savoir-faire séculaire.
L’Éveil du printemps : les sommets des sucs volcaniques surgissant de la brume
matinale, les fleurs de montagne qui colorent les prairies, les troupeaux d’ovins,
un patou, gardien attentif, qui veille au milieu du troupeau. Le Fin Gras du
Mézenc et le Bœuf des prairies fleuries : la qualité de l’herbe grasse et du
fourrage pour une viande de saveur unique.
L’Été : le temps des fenaisons, une lumière dorée, le parfum de l’herbe coupée.
Les fenaisons battent leur plein. Travail manuel à la fourche pour les recoins
escarpés et ballet des tracteurs pour rentrer le foin et le fourrage. C’est le stock
vital pour l’hiver. Vie pastorale : Les chèvres ou brebis grimpent sur les reliefs
rocheux. Les myrtilles, framboises, se savourent, ça grouille dans les ruches.
L’Automne des récoltes et gourmandise. Les feuilles virent au roux, les
champignons font foire. Dans les vallées on ramasse des châtaignes qui
craquent sous les bottes. A la ferme, on s’occupe des cochons. On palpe et hume
les salaisons fermières (saucissons, jambons pendus au plafond de bois) et on se
retrouve autour d’une castagnade.
Le quotidien hivernal : la collecte de lait hebdomadaire se poursuit. Le
ronronnement du tank à lait en inox. Des paysages mis en pause. Une
alimentation animale : une nourriture saine, basée sur la flore locale dans le foin
et les bons soins à l’établie pour garantir un lait et une viande d’exception.
Vacances et repos : pour permettre à l’exploitant de prendre des congés, se
reposer, prévenir l’épuisement professionnel. C’est essentiel pour l’équilibre vie
pro / perso.
Maladie ou accident : quand l’agriculteur est dans l’incapacité de travailler pour
raisons médicales (maladie, accident du travail, hospitalisation, arrêt de travail
prescrit par un médecin). C’est l’un des motifs les plus fréquents.
Congé maternité / paternité / adoption : pour permettre à l’exploitant(e) de
prendre un congé maternité, un congé paternité, un congé pour adoption. Le remplacement est souvent pris en charge partiellement par des aides
spécifiques (MSA)
Formation professionnelle : Lorsque l’agriculteur suit une formation, un stage,
une mise à niveau professionnelle. L’objectif de continuer à faire tourner
l’exploitation pendant l’absence.
Engagements professionnels ou syndicaux : quand l’agriculteur est absent pour
réunions professionnelles, responsabilités syndicales, mandats (chambre
d’agriculture, coopérative, etc.)
Raisons familiales graves : en cas de décès d’un proche, urgence familiale,
situation exceptionnelle nécessitant une absence immédiate
Le service de remplacement agricole permet donc d’assurer : la continuité de
l’exploitation, la sécurité de l’agriculteur, une meilleure qualité de vie
La force d’un service de remplacement agricole tient à la dynamique de son
collectif : être « acteur » du service de remplacement et pas seulement «
bénéficiaire ». Le recours aux 2 agents permanents, deux salariés sérieux et
consciencieux, qui aiment leur métier prioritairement et aux vacataires.
La communauté de communes a financé le service de remplacement Lou Chapelas
en 2024 et 2025 (deux versements de 5000€).